Tour de table

 

Illustration d'un tour de table entre investisseurs

Un tour de table est une réunion entre les fondateurs d'une startup et des investisseurs potentiels, au cours de laquelle ces derniers négocient une prise de participation au capital social en échange de fonds. C'est l'un des moments les plus décisifs de la vie d'une jeune entreprise, puisqu'il conditionne sa capacité à financer sa croissance sans attendre d'être rentable.

Illustration des étapes de levée de fonds seed série A B C

Les grandes étapes d'une levée de fonds

Le premier tour de table intervient généralement en phase d'amorçage, dite « seed » : la startup a démontré une adéquation entre son produit et son marché (product-market fit) et cherche entre 300 000 € et 1 million d'euros pour financer son décollage. Vient ensuite la série A, premier tour de financement significatif auprès de fonds de capital-risque, destinée à accélérer la croissance une fois les premiers revenus sérieux générés : en France, elle se situe généralement entre 2 et 10 millions d'euros. Les séries B et C suivent la même logique à plus grande échelle, pour financer l'expansion internationale ou des acquisitions.

À quoi servent les fonds levés

L'argent obtenu lors d'un tour de table sert le plus souvent à améliorer le produit, recruter de nouveaux talents, conquérir de nouveaux marchés, ou réaliser des opérations de croissance externe. Chaque euro levé se traduit par une dilution du capital des fondateurs, ce qui impose de bien calibrer le montant recherché par rapport aux besoins réels de l'entreprise.

Un exercice qui se prépare

Un tour de table réussi se prépare des mois à l'avance : construction d'un pitch deck solide, anticipation des questions sur la traction commerciale et la rentabilité, et identification des investisseurs dont la thèse d'investissement correspond au secteur de la startup. Une levée mal préparée expose à des négociations défavorables sur la valorisation de l'entreprise.

Voir aussi

 

Dilution : le prix à payer pour lever des fonds

Chaque tour de table réduit mécaniquement la part du capital détenue par les fondateurs, un phénomène appelé dilution. Bien négocier sa valorisation et limiter le nombre de tours nécessaires permet de conserver un contrôle suffisant sur l'entreprise au moment de sa revente ou de son introduction en bourse.